Yasmin Levy suscite la passion. Sa voix, ses yeux, sa présence… chez elle, tout enflamme. Les mots de ses musiques, eux aussi, sont de feu. Impérieuse et fragile à la fois, elle a besoin d’un guide musical qui lui donne confiance. Cette fois, c’est le guitariste espagnol Javier Limón qui joue ce rôle, parant l’album de l’esthétique léchée du flamenco contemporain. Yasmin y perd un peu son grain original, pour gagner en largeur de public… Prouesse : pour un duo sur Una pastora, historique chant ladino transmis dans les cuisines séfarades, elle ressuscite la voix de son père, l’inspirateur de son parcours artistique qu’elle n’a pas connu. Belles musiques et textes chargés d’émotion en attendant l’album turc qu’elle nous avait promis. Patience !